Chronique #2 — Le réveil sans alarme en montagne
- ogitedupassant
- 9 mars
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 mars

En ville, le matin commence rarement doucement. Une alarme sonne. Parfois deux. Le téléphone vibre sur la table de nuit. Un bus passe déjà dans la rue. Quelqu’un ferme une portière. La journée commence avant même que les yeux soient ouverts.
Le corps se lève parce qu’il doit se lever.
À Molines-en-Queyras, le réveil arrive autrement.
Personne ne vous appelle.
Personne ne vous presse.
La nuit s’achève lentement.
La lumière passe à travers les rideaux. Une lumière douce, un peu bleutée quand la neige recouvre les toits du village.

On ouvre les yeux presque par hasard.
Le silence est encore là.
Le chalet aussi.
Immobile.
On écoute quelques secondes.
Pas de circulation.
Pas de voix.
Juste un petit bruit discret : le bois qui travaille dans les murs, la chaleur du chalet qui respire.
Le corps s’étire lentement.
Il n’y a rien à rattraper.
Pas d’horaire urgent.
Pas de métro à attraper.
On regarde par la fenêtre.

La montagne est déjà là, mais la journée ne s’est pas encore décidée à commencer vraiment.
Le café viendra plus tard.
La promenade aussi.
Le vrai luxe n’est pas la vue sur les sommets.
Le vrai luxe, c’est ce moment précis.
Celui où l’on réalise que le sommeil est allé jusqu’au bout.
À Molines-en-Queyras, le matin n’arrive pas avec une alarme. Il arrive quand le corps est prêt. Cette chronique "Le réveil sans alarme en montagne" fait partie des Chroniques du Silence, une série inspirée par les séjours au calme à Molines-en-Queyras. En montagne, loin du rythme urbain, il devient possible de retrouver un réveil naturel et un sommeil vraiment reposant.


